L’histoire de saint Colomban (Columbanus - the Latinised form of Colmán, meaning little dove; see Wikipedia in English) En 593, Colomban, moine d’origine irlandaise (le Leinster) s’établit à Annegray, puis à Luxeuil et Fontaine-lès-Luxeuil et répand le christianisme au pied des Vosges. La vie de ce saint est bercée de surnaturel, il guérit malades et blessés, ce qui attire de nombreux suppliants avec leurs offrandes. La communauté vie à l’abri du besoin mais dans l’observance stricte des règles écrites par saint Colomban. Les moines travaillent dur de leurs mains, défrichant, cultivant et bâtissant. Ils sont les constructeurs de l’abbaye de Baume-les-Messieurs. Saint Colomban va se heurter à la reine Brunehaut, la veuve de Sigebert Ier, qui gouverne pendant les règnes de son fils Childebert II et de ses petits-fils Thierri II et Théodebert II. Il critique la façon de vivre de Thierri II, l’incitant à prendre une femme plutôt que des concubines qui lui donnent des bâtards. En 608 il se présente à la cour de Thierri II qui a fixé la capitale de son royaume à Autun. Brunehaut lui montre les enfants que Thierri II a eus d’unions adultères : «ce sont les fils du roi. Confirme-les de ta bénédiction.» Il lui réplique : «jamais ils ne porteront le sceptre royal, car ils sont issus des lupanars». Furieuse, Brunehaut exile saint Colomban à Besançon, puis veut l’expédier en Irlande mais il se réfugie en Neustrie et termine sa vie en Italie dans le monastère de Bobbio en 615, qu’il a fondé.